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Une femme d'affaires les bras croisés, entourée de tableaux et de graphiques.

Les RP en 2026 : ce que plus de 1 100 leaders de la communication nous révèlent sur l’avenir du secteur


Camille Scavennec

Jan 14, 2026

TL;DR – Principaux enseignements de l’étude L'état des RP 2026

  • Les équipes RP sont de plus en plus sollicitées avec des ressources limitées. Les contraintes de moyens et des budgets stables constituent les principaux freins, rendant essentiel le lien direct entre les actions RP et les résultats business, tels que la part de voix, le sentiment ou la reprise des messages clés.
  • Les rôles des équipes RP s’élargissent au-delà des relations médias traditionnelles. Si les médias earned restent au cœur du métier, de plus en plus d’équipes prennent également en charge les réseaux sociaux et les influenceurs, même si ces leviers ne sont pas encore toujours perçus comme centraux dans leur rôle.
  • La mesure de la performance n’est pas encore à la hauteur des attentes. Les métriques basées sur l’activité dominent toujours, tandis que les directions attendent des preuves d’impact plus claires, poussant les équipes vers des analyses plus stratégiques, orientées résultats.
  • L’IA est désormais incontournable dans les RP modernes. La majorité des équipes l’utilisent déjà pour gagner du temps, faire émerger plus rapidement des insights et réduire le travail réactif, faisant évoluer les RP d’un simple reporting d’activité vers une démonstration concrète de valeur.

Jamais les relations publiques n’ont évolué aussi rapidement, ni paru aussi complexes. Pour cette première édition du rapport L’État des RP 2026, nous avons interrogé plus de 1 100 professionnels des relations publiques et de la communication à travers le monde afin de mieux comprendre les réalités du terrain, les freins actuels et les opportunités qui redessinent la discipline.

Il en ressort le portrait d’un secteur à la croisée des chemins : attaché à ses fondamentaux — storytelling, relations médias, crédibilité — tout en faisant face à des transformations majeures, portées par l’essor de l’intelligence artificielle, des attentes accrues de la part des dirigeants et un paysage médiatique toujours plus fragmenté.

Ce rapport a été réalisé en partenariat avec l’agence internationale We. Communications, dont l’expertise nous a permis d’identifier les enjeux clés auxquels font face les professionnels des RP aujourd’hui.

« Le temps des approximations est révolu. Les professionnels des RP ont longtemps opéré sans suffisamment d’intelligence stratégique ni de métriques fiables, dignes des standards financiers, mais cela est en train de changer rapidement. Le prochain chapitre des relations publiques ne porte pas sur davantage de couverture médiatique, mais sur une valeur démontrable. Lorsque nous quantifions la réputation comme un actif financier et optimisons la présence sur l’ensemble des canaux, les RP deviennent un moteur financé de croissance et de réduction des risques. »
— Charlie Baldwin, We. Communications, Senior Vice President, Insights et Analytics.

Voici les huit enseignements essentiels que tout leader RP doit connaître.

1. Des ressources sous pression qui freinent les RP

Le principal défi cité par les professionnels des relations publiques est le manque de ressources (24 %), suivi de près par la difficulté à mesurer l’impact et le ROI (21 %) et la gestion des attentes des parties prenantes (16 %).

Malgré l’élargissement du périmètre des RP, la moitié des répondants évoluent dans des équipes de moins de cinq personnes, et plus d’un sur deux n’anticipe aucune hausse budgétaire dans l’année à venir. Les décisions d’investissement étant le plus souvent prises par les CEOs, la capacité des équipes RP à obtenir des moyens supplémentaires repose désormais sur leur aptitude à démontrer leur contribution directe aux résultats business, et non plus seulement leur volume d’activité.

Concrètement, cela implique pour les équipes RP de rapprocher leurs indicateurs des KPIs business, conversions, part de voix face aux concurrents ou reprise des messages clés, afin de gagner en visibilité et de mieux défendre leurs budgets.

2. Les missions RP traditionnelles dominent encore, mais le social et l’influence progressent

Le cœur du métier RP reste stable, comme le montrent les principales missions jugées prioritaires par les répondants :

Un graphique montrant que les relations avec les médias, la création de contenu et le leadership éclairé sont considérés comme les principales responsabilités des relations publiques.

Les relations avec les médias, la création de contenu et le leadership éclairé sont considérés comme les principales responsabilités des relations publiques. 

Cependant, un décalage apparaît : seuls 10 % considèrent les réseaux sociaux comme une mission centrale, alors que près de la moitié en assurent la gestion au sein de leur organisation. De même, 36 % pilotent la stratégie d’influence, mais seulement 2,3 % la considèrent comme une responsabilité clé.

Cela révèle une opportunité majeure : les équipes RP pilotent davantage de canaux que jamais, sans toujours reconnaître pleinement leur valeur stratégique. Un enjeu de montée en compétences et de repositionnement du rôle des RP s’impose.

3. La mesure reste en décalage avec les attentes

En 2026, les indicateurs de performance RP les plus utilisés restent majoritairement orientés vers l’activité.

Un graphique montrant que le « nombre de placements médiatiques » et la « portée ou les impressions » sont les principaux indicateurs permettant de mesurer l'impact des relations publiques.

Le volume des placements et la portée/les impressions sont les deux principaux indicateurs utilisés en relations publiques.

Malgré des années de débats sur la modernisation de la mesure, les métriques quantitatives dominent encore, tandis que des indicateurs plus stratégiques, part de voix, sentiment, cohérence des messages, arrivent loin derrière.

Pourtant, les dirigeants attendent une lecture beaucoup plus claire de l’impact réel des RP sur la performance de l’entreprise. Combler l’écart entre résultats médiatiques et objectifs business devient indispensable pour gagner en crédibilité et en influence, d’autant plus que les outils d’analytics et les dashboards unifiés, dopés à l’IA, rendent désormais cet exercice plus accessible.

4. L’IA est devenue incontournable et largement adoptée

L’IA générative n’est plus un terrain d’expérimentation pour les RP. Une large majorité des professionnels interrogés indiquent qu’elle est déjà partiellement ou totalement intégrée à leurs workflows quotidiens.

Les principaux usages actuels incluent :

  • la création de contenus,
  • la synthèse des retombées médiatiques,
  • le brainstorming de campagnes,
  • la mesure et le reporting.

Les préoccupations liées à l’IA concernent davantage l’emploi et les budgets que la qualité des résultats. D’ailleurs, 19 % des répondants déclarent n’avoir aucune inquiétude, signe d’une confiance croissante dans le rôle de l’IA comme levier d’amplification et non de remplacement de l’expertise humaine.

Un graphique montrant que la principale préoccupation concernant l'IA dans le domaine des relations publiques est qu'elle pourrait réduire le besoin en talents humains.

La principale préoccupation concernant l'IA dans le domaine des relations publiques est qu'elle pourrait réduire le besoin en talents humains.

L’avenir de l’IA en RP est déjà en marche : détection accélérée des tendances, synthèses automatisées, veille plus intelligente et reporting simplifié. Des solutions comme Mira, l’assistant IA de Meltwater, permettent déjà de condenser plusieurs jours d’analyse en une seule interaction.

5. Le travail réactif reste trop chronophage

Lorsqu’on les interroge sur leurs principales pertes de temps, les professionnels RP citent en priorité les tâches réactives, la création de contenus et le reporting.

Un graphique montrant que le travail réactif, la création de contenu et la mesure ou le reporting sont les activités qui prennent le plus de temps dans le domaine des relations publiques en 2026.

Ce sont précisément ces activités que l’IA et les outils modernes de media intelligence peuvent optimiser, restituant ainsi plusieurs heures par semaine aux équipes. Sans surprise, l’IA générative figure parmi les outils jugés les plus critiques pour gagner en efficacité, juste après la veille médias.

6. Les relations journalistes restent clés, mais la couverture se complexifie

Malgré l’émergence de nouveaux canaux, les relations médias demeurent la mission numéro un des RP. La majorité des professionnels y consacrent un à deux jours par semaine, et la pertinence des contacts journalistes reste le facteur déterminant pour obtenir des retombées.

À l’avenir, la majorité anticipe une difficulté accrue à obtenir de la couverture éditoriale, ce qui implique un ciblage plus précis, des angles plus forts et une utilisation plus stratégique des données pour émerger.

7. Les dirigeants comprennent mieux les RP… mais pas encore suffisamment

Si 60 % des répondants estiment que leur direction comprend bien ou très bien leur travail, cela signifie que 40 % se sentent encore mal compris ou sous-évalués.

Un graphique montrant que 60 % des professionnels des relations publiques affirment que leurs dirigeants comprennent bien ou très bien leur travail, en 2026.

Dans quelle mesure estimez-vous que la direction de votre entreprise comprend votre travail ?

Or, les dirigeants étant les principaux décideurs en matière de budget, obtenir une place à la table des décisions passe par la capacité à relier clairement les actions RP aux résultats financiers et stratégiques de l’entreprise, un défi encore difficile à opérationnaliser pour de nombreuses équipes.

8. Les relations médias évoluent rapidement

More than 28% of PR pros now pitch journalists zero days per week. Why? The landscape is shifting:

  • Personal relationships still matter (a top factor in securing coverage)
  • But tools and databases now streamline much of the outreach
  • LinkedIn is by far the most valuable social platform for PR professionals

Le rapport met en lumière une transition vers une approche plus intégrée, data-driven et multicanale des relations médias.

En conclusion : les RP en 2026 exigent alignement, intelligence et rapidité

Un fil conducteur traverse l’ensemble du rapport :

l’avenir des relations publiques repose sur un meilleur alignement entre les équipes, les données, les technologies, la direction et les résultats.

Les fondamentaux des RP, narration, créativité, relations humaines, restent essentiels. Mais la prochaine phase du secteur sera portée par l’IA, des analytics intégrés et une nouvelle manière de démontrer la valeur des RP.

À l’heure où l’IA transforme la recherche, les contenus et la découverte de l’information, les équipes RP disposant des bons outils d’intelligence auront une longueur d’avance.

Si vous souhaitez aller plus loin et découvrir comment l’IA et la media intelligence peuvent accélérer vos performances RP, les équipes Meltwater sont à votre disposition.

Demandez une démo et découvrez comment Meltwater aide les équipes RP à prendre des décisions éclairées grâce à des insights en temps réel, des analytics unifiés et une IA pensée pour les leaders de la communication.